Rapport de la Mission d’Observation Électorale de l’OEA en Haiti

La Mission d'observation électorale de l'OEA en Haïti culmine son travail de deux ans avec un rapport de conclusions et recommandations

 

12 septembre 2017

 

La Mission d'observation électorale de l'Organisation des États américains ( MOE/OEA) déployée en Haïti pour observer les élections présidentielles, législatives, municipales et locales tenues entre 2015 et 2017 a présentée aujourd'hui au Conseil permanent de l'Organisation son rapport, qui a mis en évidence des améliorations graduelles dans l'organisation électorale du processus, malgré le fait qu'il existe encore d'importants défis pour la démocratie électorale dans le pays.

 

La MOE /OEA a eu une présence pratiquement permanente dans le pays depuis juin 2015 pour observer directement le développement du processus électoral. Au cours de cette période, cinq déploiements ont été réalisés avec un total de 504 observateurs de 27 nationalités.

 

Le chef de la mission, l'ambassadeur uruguayen Juan Raúl Ferreira, a souligné que la Mission a noté des améliorations concernant l'utilisation d'un nouveau isoloir qui renforçait le secret de vote, un plus grand contrôle sur la présence de représentants des partis politiques et l'introduction d'un nouveau type d'encre indélébile. «Au cours des deux dernières années, un certain nombre d'éléments clés de l'organisation électorale ont été progressivement améliorés, ce qui peut être attribué à une connaissance accumulée par les responsables électoraux et à une plus grande gestion du processus par les autorités nationales", at-il dit.

 

Cependant, le chef de la mission a indiqué que les processus électoraux en Haïti présentent toujours des défis importants, y compris le faible taux de participation et l'absence de mécanisme pour informer la population des résultats préliminaires dans un délai raisonnable. Dans son rapport, la Mission a réitéré la nécessité de mener une réforme globale des règles régissant le système électoral haïtien, ce qui assurerait une plus grande sécurité juridique aux futurs processus électoraux.

 

Parmi les autres recommandations, la MOE a souligné la nécessité de créer deux organes électoraux, qui soient permanents et différencient clairement les fonctions de l'organisation électorale d'une part et de la justice électorale d'autre part. De plus, en tenant compte de la nécessité de dépurer les listes électorales et de l'expiration en 2017 des cartes d'identité nationales (CIN), il a recommandé de les remplacer par de nouvelles cartes, ce qui entraînerait une mise à jour du registre civil et, par conséquent celui du registre électoral également.

 

La Mission remercie les autorités et fonctionnaires électoraux pour leur collaboration ainsi que le soutien du projet du PNUD en appui au processus électoral et de la Minustah pour leur soutien. Elle remercie entre outre l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Corée, l'Espagne, les États-Unis, les Philippines, la France, l'Italie, le Kazakhstan, le Mexique, le Pérou et la Suisse pour leurs contributions ayant permis le déroulement adéquat de ses activités.

 

Référence : F-068/17

 

http://www.oas.org/fr/centre_medias/communique_presse.asp?sCodigo=F-068/17